Un rapport de la Commission européenne défend les protéines végétales

Dans le cadre de la conférence sur le développement des protéines végétales dans l’Union européenne, qui s’est tenue à Vienne le 22 et 23 novembre, un rapport de la Commission met en avant le « potentiel de croissance » de nos filières, que ce soit pour l’alimentation humaine ou animale. Pour Phil Hogan, Commissaire à l’agriculture et au développement rural, « les protéines végétales sont une composante essentielle du secteur agroalimentaire européen, qui produit des denrées alimentaires et des boissons répondant aux normes qualitatives les plus élevées au monde ». L’Interprofession et son institut technique Terres Inovia ont contribué à nourrir ce rapport en participant aux ateliers organisés par la Commission européenne en 2018. Une belle opportunité pour mettre l’accent, notamment, sur la nécessité d’investir dans l’amélioration variétale en raison du faible attrait des investissements privés sur ces cultures, la maitrise des conduites de cultures en pois et féverole et de l’intérêt des légumineuses à graines dans l’alimentation animale et humaine.

Des mesures pour développer la filière

Le rapport pointe du doigt l’insuffisance de la production européenne de protéines végétales pour répondre à la demande croissante des consommateurs et présente des dispositifs à déployer pour la future PAC afin de favoriser l’essor de nos cultures. Parmi ces mesures, on peut citer :
-Le soutien aux producteurs des protéines végétales dans la future PAC en les intégrant dans les plans stratégiques nationaux (programmes écologiques, engagements sur l’environnement et le climat pour les programmes de développement rural, aides pour encourager les investissements, mise en place de l’aide couplée au revenu…). Le plan filière de Terres Univia, qui est en conformité avec les propositions des pouvoirs publics, va pouvoir accompagner le plan protéines national.
-Une agriculture plus compétitive grâce aux programmes de recherche de l’Union européenne et des Etats-membres. Des programmes de recherche sont en cours dans le cadre de H2020 et des PEI (partenariat Européen de l’innovation) et seront renforcés au niveau de l’amélioration des chaînes d’approvisionnement et des techniques de productions, en particulier la création variétale.
-De meilleurs outils de suivi pour améliorer l’analyse et la transparence des marchés. Cette mesure répond à une demande des pouvoirs publics de disposer d’indicateurs de prix. L’Interprofession est sollicitée, à ce titre, à fournir des informations sur nos filières. -Des actions de sensibilisation sur les bienfaits des protéines végétales sur le plan de la nutrition, la santé, le climat et l’environnement. Pour cela, la Commission dispose d’une enveloppe de près de 200 millions d’euros pour 2019.  
-Développer les échanges de bonnes pratiques pour la chaîne d’approvisionnement et les pratiques agronomiques durables. C’est un des objectifs du projet LegValue coordonné par Terres Inovia. L’Union européenne souhaite créer une qui rassemblera ces bonnes pratiques.

Pour en savoir plus, l’intégralité du rapport en anglais (une version française est aussi disponible).

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