Un tourteau de colza plus riche en protéines afin de répondre aux besoins de la nutrition animale

Sofiproteol, dans le cadre de sa gestion du fonds interprofessionnel FASO, a co-financé une étude en conditions réelles pour améliorer la concentration en protéines des graines de colza et valoriser ainsi cette culture pour l’alimentation des élevages. Premiers résultats.

Le constat

Les éleveurs sont à la recherche de matières premières à haute valeur en protéines pour nourrir leur bétail. Or, les tourteaux de colza qui entrent dans la formulation d’aliments complets sont souvent moins énergétiques et moins riches en protéines que d’autres tourteaux comme le soja. En particulier, les élevages de monogastriques (volailles, porcs…) à cycle court nécessitent un apport protéique concentré très digestible.

 Une étude réalisée en conditions réelles

Comment améliorer la concentration en protéines des tourteaux de colza ? C’est pour répondre à cet objectif stratégique que la filière des oléo-protéagineux co-finance, depuis 2015, le programme de sélection de colza d’hiver de la société Corteva de qualité Propound, au travers du fonds d’investissement FASO.

Le tourteau Propound Corteva présente, en effet, plusieurs atouts : 20% de protéines supplémentaires par rapport à un colza conventionnel, une réduction d’un quart de teneur en fibres et une bonne résistance au phoma, l’une des maladies les plus préjudiciables du colza.

Cette étude s’appuie sur des essais en conditions réelles : les quelques 300 kilos de graines produites par Corteva en deux ans ont fait l’objet d’analyses physico-chimiques (réalisées par Olead), d’essais de digestibilité (Euronutrition) et d’évaluation du prix d’intérêt (Céréopa).

Le tourteau Propound : une vraie valeur en nutrition animale

Les essais de digestibilité ont montré que ce tourteau présente des caractéristiques proches du soja. Il pourrait donc aisément se substituer au soja d’importation. Son apport en protéines en fait un composé adapté pour l’alimentation des monogastriques, et en particulier des volailles et des porcs. Son profil (riche en protéines et pauvre en fibres) permettrait, en outre, d’augmenter les seuils maximums d’incorporation, générant une valeur supplémentaire sur le marché.  Son utilisation aurait également un impact positif sur l’environnement et l’autonomie protéique.

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