Publication de trois fiches sur la féverole

La culture de la féverole traverse une « crise de confiance », suite à des conditions climatiques défavorables ces dernières années et à la protection phytosanitaire au champ contre la bruche qui est dans une quasi impasse technique suite aux restrictions d’usage de certains produits et à la révision de la mention abeille. 
Les conséquences de la baisse de la collecte globale et de la dégradation de l’aspect visuel des graines fournies par la France limitent son débouché historique, l’export vers l’Egypte. Les exportations totales de féverole en 2014/15 se sont chiffrées à 123 300 t, en recul de 21 % par rapport à 2013/14, principalement en raison d’une qualité médiocre pour le débouché alimentation humaine et d’une concurrence anglaise toujours forte (meilleure qualité) sur l’Egypte. Les livraisons à la Norvège (pour la pisciculture) sont stables depuis 2010/11, entre 25 et 30 000 t par campagne.

 

Des perspectives restent inexploitées.

La mise en place de procédés innovants tant en amont qu’en aval de la filière est à envisager. A moyen terme, si une mobilisation collective s’opère, la filière féverole française est en mesure de valoriser les différentes qualités de sa collecte et de renforcer sa position concurrentielle en France et à l’international.

  • Pour l’ensemble des débouchés (alimentation animale et alimentation humaine), la gestion de la bruche de la féverole (absence d’insectes vivants) doit dorénavant se prolonger au-delà des interventions au champ, lors de la récolte et au stockage. 
  • En alimentation animale, en particulier sous cahier des charges (pisciculture, pet-food, volailles…), il est possible de valoriser les protéines de la féverole en combinant procédés technologiques (par exemple : le décorticage pour éliminer les tanins) et choix de variétés riches en protéines exemptes de vicine-convicine.

 


Les travaux sur la destruction insecticide de la bruche au stockage (cinétique de la sortie des bruches des graines, traitement au stockage à base de K ObiolUVL6, source UNIP Arvalis Institut du Végétal) et ceux sur la formulation en alimentation animale sous cahier des charges à base de féveroles riches en protéines et décortiquées (source UNIP - CEREOPA) sont valorisés à travers trois fiches diffusées en décembre 2015 :

  • « L’avenir de la filière féverole française »,
  • « Lutte contre les bruches de la féverole au stockage »,
  • « Faire de la féverole une excellente matière première pour l’alimentation animale sous cahier des charges ». 

 


Ces fiches sont porteuses de recommandations interprofessionnelles à destination des opérateurs de la filière et impliquent des adaptations organisationnelles et des investissements pour ces derniers. L’interprofession, via le Fond d’Actions Stratégiques des Oléoprotéagineux, a mis en place un programme d’aides pour soutenir les actions mises en œuvre par les organismes de collecte et de stockage dans le domaine de la qualité et du stockage des féveroles. 

Terres Univia, Interprofession des huiles et protéines végétales, souhaite mettre en place un travail collaboratif pour valoriser les différentes qualités de graine en alimentation animale et alimentation humaine. 

Pour télécharger les fiches, cliquer ici.

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