IN PETTO : un projet pour augmenter le taux de protéines du colza


Comment augmenter la teneur en protéines sans dégrader la teneur en huile de la graine de colza ? C’est tout l’enjeu du projet IN PETTO, dont le deuxième volet, d’une durée de deux ans, a commencé en 2021. Il répond à une demande forte des acteurs de l’aval pour valoriser des colzas à haute teneur en protéines.

Depuis quelques années, de nouveaux débouchés s’ouvrent à la fraction protéique de la graine de colza. Le défi est de taille : augmenter ce taux de protéines sans dégrader la teneur en huile. C’est tout l’enjeu d’un projet d’envergure : IN PETTO. L’intérêt des acteurs de l’aval pour la fraction protéique du colza est, en effet, grandissant pour la valorisation du tourteau pour les monogastriques, mais également pour l’alimentation humaine.

Financé par le Fonds d’Actions Stratégiques pour les Oléoprotéagineux (FASO) à hauteur de 300 000 euros, ce projet associe de nombreux partenaires autour de Sofiprotéol : Terres Inovia, l’institut technique de l’Interprofession, des semenciers (Euralis, Limagrain et RAGT 2n) et des acteurs de l’agro-développement (SEINEYONNE, Noriap, Natup).

Des tests sur les variétés pour évaluer la teneur en protéines

L’objectif de ce projet est donc d’évaluer les leviers permettant d’augmenter la teneur en protéines du colza d’hiver par des tests sur les variétés et la variabilité existante en termes de teneur en protéines, mais aussi d’étudier l’impact de la fertilisation azotée.

Initié en juillet 2018, ce projet a achevé son premier volet en juillet 2021, avec l’évaluation de neuf variétés, préalablement sélectionnées pour une teneur en protéines plus élevée que la moyenne, au sein d’un réseau d’essais. Les résultats obtenus ont montré que la teneur en protéines est très variable selon les conditions pédoclimatiques. Cependant, un effet variétal important a pu être mis en évidence avec un gain potentiel de près de 1 %. La fertilisation azotée, en particulier le retard du dernier apport d’azote, apparaît avoir une incidence mais ce résultat reste à confirmer.

Le second volet du projet, IN PETTO 2, toujours financé par des fonds FASO et mobilisant Terres Inovia, Euralis, Noriap et Staphyt, a vu le jour en 2021 pour s’achever en 2023. Son objectif ? Poursuivre les travaux sur la fertilisation azotée et soufrée sur trois lieux d’essais et réaliser une analyse statistique de l’impact de la fertilisation sur le rendement et le taux en protéines.

Objectif général du projet IN PETTO

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