Point éco : quel est le profil des producteurs d’oléoprotéagineux ?


Couverture du Point éco « Profil des producteurs d’oléoprotéagineux »

La nouvelle fiche Point éco met en avant une étude de Pluriagri sur le profil des agriculteurs de la filière des oléoprotéagineux. Elle révèle une tendance à la diversification des cultures et un ancrage des productions dans les zones intermédiaires, tout en soulignant l’hétérogénéité des résultats économiques des exploitations.

Une caractérisation des producteurs à partir des données RICA

Les producteurs d’oléoprotéagineux devront faire face à un défi majeur dans les prochaines années : concilier les enjeux mondiaux de souveraineté alimentaire et de durabilité environnementale avec le maintien de la compétitivité et de la rentabilité de leurs exploitations agricoles, dans un contexte de renouvellement important des générations d’agriculteurs.

C’est dans cette optique que Pluriagri a engagé, avec la contribution de Terres Univia, Sofiprotéol pour le Fonds d'Actions Stratégiques des Oléoprotéagineux (FASO) et la FOP (Fédération des producteurs d'oléoprotéagineux), un travail de caractérisation des producteurs de la filière des huiles et protéines végétales à partir de l’enquête annuelle établie par le réseau d’Information Comptable Agricole (RICA).

Une surface stable et une tendance à la diversification des cultures

Sur la période 2015-2020, les producteurs français d’oléoprotéagineux cultivaient en moyenne 25 ha (hors luzerne). Cette surface est restée relativement stable. Elle représente 19 % de la Surface Agricole Utile (SAU) des exploitations.
En 2020, 59 % des producteurs de la filière ne cultivaient qu’une seule espèce d’oléoprotéagineux, 29 % en cultivaient deux et 12 %, trois ou plus.

L’étude met en évidence que la part des producteurs dont la sole est exclusivement composée d’oléagineux a diminué de 5 % entre 2018 et 2020. Parallèlement, la part de producteurs qui cultivent à la fois oléagineux et légumineuses à graines progresse, de même que le nombre d’espèces présentes dans la sole de légumineuses.

Des revenus dépendants des aides de la PAC

Sur le plan économique, il ressort que, selon les années, 13 à 20 % des producteurs d’oléoprotéagineux ont un résultat courant avant impôt par actif non salarié (RCAI/Utans) négatif sur la période 2015-2020. Le revenu des producteurs est, par ailleurs, très fortement dépendant des aides de la PAC. En effet, en l’absence des soutiens communautaires, plus de 50 % des producteurs seraient déficitaires chaque année. L’accès des agriculteurs à l’éco-régime mis en place pour la PAC 2023-2027 représente alors un véritable enjeu de revenu complémentaire.

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