Une étude sur les filières oléo-protéagineux bios


En 2019, Terres Univia a publié une étude sur « les filières françaises des oléagineux, protéagineux et légumes secs issus de l’agriculture biologique ».

Elle résulte de nombreux entretiens avec des acteurs de la collecte et de la première transformation des filières biologiques. L’objectif : caractériser les flux quantitatifs et qualitatifs des graines huiles, protéines végétales et légumes secs biologiques. L’interprofession apporte ainsi une vision globale de l’ensemble de la filière en bio en prenant en compte les spécificités régionales.

La demande pour des matières premières bios issues de productions locales semble, en effet, s’affirmer. Combinée à des objectifs de croissance du bio très ambitieux à l’horizon 2022, cette demande fera peser de fortes tensions sur les sources de protéines comme le soja et, dans une moindre mesure, la féverole et le tournesol. La capacité des exploitations à s'adapter au rythme de croissance des marchés reste à évaluer. Ces perspectives doivent aussi inciter à une meilleure structuration industrielle des filières de transformation des graines de manière à intégrer les innovations technologiques capables de concentrer la protéine (décorticage, dépelliculage, etc.). La compréhension du fonctionnement des différents maillons de la filière et des mécanismes qui les lient entre eux est essentielle à l’échelle interprofessionnelle pour soutenir et accompagner son développement. 

Dans le grand Sud, la filière bio est ainsi fortement développée, avec, en tête, le tournesol et le soja. Au Nord, en revanche, les surfaces sont moins importantes : ce sont les protéagineux, avec le pois, la féverole et le lupin, qui représentent l’essentiel des cultures en bio.

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